x#. Chapitre Dix-neuvième.Eat to live and not live to eat.

 x#. Chapitre Dix-neuvième.Eat to live and not live to eat.
- Je croyais qu'on arrêtait de fumer... Lâche Bill en prenant place à côté de moi.
- Tu t'en grille une à moi et on oublie, okai ? Tenté-je de négocier en me détachant de Gustav.
- Ça m'va !
__Chose dite, chose faite, je lui tend mon paquet et du feu.
- L'hôtel est a perpette, on a encore une heure de route... Se plaint Bill en tirant sur sa clope.
- Génial... Soupire Gustav.
- Je comprend pas pourquoi vous faites pas vos tournées en avion, enfin je sais pas mais vous avez les moyens, non ?
- On récupère le bus demain soir, et c'est beaucoup plus rentable comme ça, pas d'hôtel à payer et moins de fan à gérer. M'explique Gustav.
- Le bus ?
- Madame n'est pas fan, t'avais oublié ? Elle manque pas une occasion pour nous l'faire remarquer pourtant. Ironise Bill.
__Peu importe ce qu'est exactement le bus en question, David vient nous chercher pour repartir, on reprend donc nos places et nos occupations respectives.
__Au bout d'un certain temps, Tom enlève ses écouteurs et me regarde.
- Ça à l'air nul ton livre ! Lâche-t-il.
- Pourtant ça parle de sexe, entre autre chose, c'est ton rayon !
- C'est quoi ?
- "J'irais cracher sur vos tombes."
- Ça donne envie. Marmonne-t-il.
- Je trouve que ça s'adapte plutôt bien à ma situation. Répliqué-je.
- Comme si tu aurais le culot de faire ça...
- Je suis pas obligée d'attendre que tu meurs tu sais. Menacé-je.
- J'te laisse tranquille, ça vaux mieux, hein...

- T'es sûre que t'as pas faim ? Demande Gustav pour la énième fois.
- J'avoue, t'as pas mangé depuis....longtemps. Insiste Bill.
- Je rêve... Marmonné-je.
- Quoi ?
- Ça, fait trois semaines que je mange comme ça, mais aujourd'hui vous avez décidé de me chier le Big Ben comme une vraie mère poule ?
- Tu manges jamais ? S'enquiert Bill.
- Disons.... que j'ai une alimentation.... draconienne.* Dis-je en dessinant des guillemets aériennes et en réarmant mon appareil photo.
- Draco...* Quoi ? Demandent-ils tous, en c½ur.
- Laissez tomber...
- T'es quoi au juste ? Genre un vampire... ? Je me disais aussi que t'étais pas normale... Lance Georg.
- Oui, bien sur, je vous amène chez moi pour tous vous mordre les uns après les autres.
- Ouais, et nous sucer après.... Le sang hein, nous sucer le sang... Ajoute-Tom, provoquant.
- Oh my fucking god... Fin de la conversation.
- On arrive t'façon ! S'exclame Georg.
- Dieu a entendu mon appel.* Soufflé-je amusée en descendant du véhicule.
__L'hôtel est digne d'un palace parisien, la façade, d'un blanc cassé, est ornée d'une multitude de balustrades en fer forgés et de lanternes sculptés projetant une lumière tamisée. Deux gardes, en parfaite symétrie, surveillent l'entrée qui surplombe quelques marches en pierres massives. Derrière eux les contours d'une porte imposante se dessinent en dorure travaillée. L'accueil, d'une sobriété effrayante est tenue par deux femmes aux chignons strictes en accord avec leur entourage. La partie administrative, effectuée par David, ne prend que le temps de décliner deux termes : Tokio Hotel. Une fois les mots magiques prononcés, des employés de l'hôtel s'emparent de nos valises et s'empressent de nous mener à nos suites. Une fois installés dans nos chambres respectives et impersonnelles, le silence retombe lourdement, accompagné d'une solitude marquée de fatigue et d'appétit.
__Un calme de courte durée, puisqu'une demi-heure s'écoule avant que ma porte ne soie frappée.
- Entrez. Dis-je, maussade.
- Y a de l'ambiance le dedans. Lâche Tom en entrant.
- Je m'apprêtais à dormir, figure-toi.
- On va revoir tes projets: Déjà.... Je viens m'excuser pour tout à l'heure, à propos de tes parents. Gustav a insisté pour que je vienne le faire. Il a rien voulu dire, mais il a quand même dit qu'il me forcerais pas à m'excuser si ça n'valait pas le coup... Récite-t-il.
- Et la suite du programme, c'est quoi ? Demandé-je.
- On fête un anniversaire parce que, si mes calculs sont bon, c'est le tiens...

Texte. * = En français.

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[Bonne] «Lecture.» <`3

# Posté le samedi 18 octobre 2008 09:14

Modifié le mercredi 05 novembre 2008 13:54

x#. Chapitre Dix-huitième.Once upon a time...

 x#. Chapitre Dix-huitième.Once upon a time...
- C'est assez compliqué...

_____Nous sommes le treize juin 1989, minuit moins cinq, à Paris. Une femme vient d'accoucher dans des conditions relativement pitoyables, ni médecin, ni sage-femme... L'enfant qu'elle a porté pendant neuf mois n'est rien d'autre qu'un accident de parcours, un imprévu, une énorme bavure pour Helen Jay Smith, prostitué anglaise huppée de la capitale française. À seulement dix-huit ans, Helen, ou Hely pour les habitués, est convoitée par les plus riches clients de la ville. Son teint clair et ses yeux gris font des ravages, les propriétaires de bordel le savent et se l'arrachent. Sa grossesse n'a rien changé à tout cela. Elle sait qu'il lui sera impossible de s'occuper et d'élever sa fille correctement et cherche une solution dans l'intérêt du bébé. L'adoption est la seule issue convenable, mais les démarches administratives prenne un temps qu'Helen n'a pas. Elle abandonnera donc le nouveau-né deux semaines plus tard à sa s½ur jumelle Eleanor Jay Smith, récemment mariée au riche Kurt Effectgäam, en les suppliant d'appeler son ange aux yeux gris Emily.

- Mes parents 'adoptifs' sont donc mon oncle et ma tante.... Je l'ai su aux environs de mes dix ans, quand ma vraie mère a débarqué chez moi avec une lettre m'étant destinée sous le bras. Ma voix s'est envolée avec elle, à son départ. Après une longue respiration pour contenir mes pleurs, je reprend. Je veux pas que tu me plaigne, alors oublie les "Je suis vraiment désolé." Tu veux ?
__Sans rien ajouter, Gustav me prend dans ses bras.
- Je suis vraiment désolée, murmure-il.
__Mes larmes s'écrase sur un léger sourire.



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Chapitre très court, mais fourni, non ?
Affectueusement, Emï. <`3

# Posté le jeudi 07 août 2008 17:55

Modifié le samedi 18 octobre 2008 07:57

x#. Chapitre Dix-septième.The past builds the present.

 x#. Chapitre Dix-septième.The past builds the present.
- Emï...réveille-toi... On est arrivé.
__J'entre-ouvre les yeux, Gustav me sourit tandis que Tom hurle de l'extérieur.
- On crève la dalle ! Alors grouille-toi !
__Je me lève de mon siège et descend du van. Le concert de demain aura lieu ici, à Marseille, le détour à Madrid, pour une rencontre avec la presse espagnole, m'a profité pour organiser mon retour à Paris. J'ai eu beau négocier, tout essayer, David n'a rien voulu savoir; pas sans eux*. Je me retrouve donc à héberger Bill, Tom Gustav et Georg contre mon grès; où va le monde ? En attendant cette merveilleuse perspective de cohabitation, le dîner est à la gastronomie française par excellence. Macdonald. Splendide.
__Sous la chaleur étouffante de cette soirée d'été, je les photographie en train d'engloutir leurs burgers à pleines dents. Sexy Sexy. Tout en sirotant son Coca Cola Light Lemon inondé de glaçon, Bill daigne enfin m'adresser la parole sur un ton agréable.
- On va chez toi alors après-demain ? Demande-t-il en souriant.
- Tiens, t'es de nouveau apte à m'adresser la parole ?
- Je dois prendre ça comme un oui ? Marmonne-t-il, refroidi.
- Te vexe pas... Oui, vous viendrez chez moi, il y aura Matthieu et sa pétasse blonde aussi.
- Tu tiens un hôtel ou quoi ? C'est qui sa pétasse blonde ? Intervient Georg.
- Ah... Tu veux dire la bonasse qui nous a parlé ce matin ! Précises Tom.
- Sa pétasse blonde quoi... Grommelé-je.
__Les regards fusent entre Tom et Bill. Ce dernier fini par baisser la tête et se concentrer de nouveau sur ses frites.
- Théoriquement, il y aura pas mes....parents. Du moins, si je peux appeler ça comme ça...
__Mon hésitation intrigue la tablée et me fait pousser un vague soupir. Tom brise le silence en s'apitoyant.
- Au moins, ils sont pas divorcés....
- J'avoue. Renchérit Georg.
__Croyant halluciner, je toise les deux geignards.
- J'arriverai presque à vous plaindre. Lâché-je excédée avant de laisser mon siège vide et d'aller m'assoir sur un trottoir prés du van.
__Hébétée, les coudes sur les genoux, les mains sur les joues, je regarde sans voir la chaussé. Pendant un long moment, le vide s'approprie mon esprit. Le regard creux, fixe, neutre, ma main glisse machinalement dans ma poche, extrait une blonde d'un paquet largement entamé et la hisse jusqu'à mes lèvres. La main de Gustav s'occupe de l'allumer.
- Quand tu manques jamais de rien, le moindre problème semble infranchissable, faut pas faire attention à ce qu'on raconte parce qu'on se plaint pour un rien, Bill voulait venir s'excuser, il a été incapable de formuler le semblant de ce que quiconque est censé connaître, on est jamais confronté à ce genre de chose. Jamais d'excuses. On sait rien de toi alors on fait des gaffes gigantesques sans même s'en rendre compte, t'as sûrement une raison de réagir comme ça, mais on partage pas ce genre de problèmes avec des gens comme nous, c'est normal. On pourrait ne pas comprendre, mais c'est un cercle vicieux, personne ne nous en parle alors on sait pas ce qui se passe et on est incapable d'aider parce qu'on en sait rien. Je suis désolée qu'on ne puisse pas être de vrais amis.
- Si tu y tiens vraiment, je vais t'expliquer. Murmuré-je en un souffle de cigarette.

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# Posté le jeudi 10 juillet 2008 13:03

Modifié le lundi 11 août 2008 15:29

x#. Chapitre Seizième.It's So Nice To Be Happy. Emily E. - Tom K.

__Dans la catégorie "Retrouvaille Pitoyablement Grotesque", Matthieu et moi avons battu le record: je me suis littéralement jetée dans ses bras aprés un bref « Mon ange des cieux ! », le serrant jusqu'à l'étouffement, j'ai emprisonné sa main dans la mienne et nous avons passé les quinze minutes qu'il me rester à parler, à rire, à scruter chaque détails inchangés sur l'un, sur l'autre jusqu'à ce que la greluche qui l'accompagné (eclipsée un quart d'heure avec le groupe) revienne non sans son absurde sourire niaiseux.
- Emï, BillÔùw ChÔùw te cherche.
__'Emi', 'BillÔùw ChÔùw' et sa voix m'ont arraché un rictus.
- Je file, Ais-je dis, simplement.
- Tu m'appelles quand vous arrivez. M'a rappelé Matthieu.
- Oui !
__Aprés avoir embrasser furtivement la joue droite de mon revenant, j'ai filé rejoindre Bill, Tom, Gustav et Georg dans le van noir des débuts. Mon sourire éclatant les a plus que troublé.
- C'était qui ? A lancé Bill au bout de quelque temps.
- C'est une longue histoire. Ai-je répondu, implacablement heureuse.
- Et on a tout notre temps. A-t-il riposté, presque agressif.
- Enfaite c'est...comment dire....
- Non mais c'pas grave, tu veux pas l'dire, tu l'dis pas, point !
__Il est froid et distant depuis ce moment là. Comme si c'est à lui qu'on avait mal parlé !
__Pendant le trajet, Bill m'ayant tourné le dos, j'ai expliqué les bases de la photographie à Gustav visiblement interessé. Il a pris quelques clichés dans le van et a l'aéroport. David m'a expliqué où nous allions, insistant bien sur le fait 'que mon visage est imprimé dans la tête des fans' et c'est seulement arrivée ici, à Madrid, que j'ai assimilé ce qu'il a voulu me faire comprendre. Suivant la masse composée des quatre artistes, d'une demi-douzaine de garde du corps, et du reste du staff, les fans m'ont dévisagé, insulté ( du moins je pense, mon espagnol n'étant qu'approximatif ) et si elle avaient pu je crois qu'elle m'aurait arraché les yeux.

- Tom, si je m'isole c'est pas pour que tu me pompes l'air ! Hurle Bill m'ayant à peine aperçu.
- T'es jaloux, c'est ça ?
- T'en veux une ? Menace-t-il.
- Une clope ? Oui j'veux bien merci.
- Un con fini ! Voilà c'que t'es ! Souffle-t-il excédé.
- Oh ! C'est bon, un peu d'humour... Aprés un temps. Bon, ok, c'est pas drôle. Mais tu m'envoies chier direct ! J'suis pas dans ta tête moi, j'en sais rien de c'qui te titille les hormones... Qu'est-ce qu'elle t'a fait ?
- Rien.
- Alors, si je comprend bien, tu l'évites....parce qu'elle t'as rien fait.
- Un con fini d'une perspicacité légendaire.
- Il est où le problème ? C'est ce type là... Matthieu ? Avec sa blonde ?
- Oué... Finit-il par lacher entre ses dents.
- Il est pas avec Emï.
- Pourquoi en être si sûr ? Demande-t-il soudainement intéressé.
- Parce que, quand tu sors avec quelqu'un, théoriquement, tu lui fait pas la bise.



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 x#. Chapitre Seizième.It's So Nice To Be Happy.  Emily E. - Tom K.

# Posté le lundi 09 juin 2008 15:23

Modifié le lundi 11 août 2008 15:25

x#. Chapitre Quinzième.But, who is she ? Emily E. - Bill K.

 x#. Chapitre Quinzième.But, who is she ?  Emily E. - Bill K.
- C'est pas normal.
- Mais de quoi tu parles ?
- Dis moi ce qui s'est passé !
- Mais de quoi tu parles ?
- Fais pas l'innocent !
- Je vais me répéter une dernière fois ; de quoi tu parles ?
- Je suis pas niais ! J'ai bien vu qu'elle a changé sa façon d'être avec toi...
- Tu deviens parano Tom...
- En plus ça s'est passé hier soir...
- Même si c'était le cas, en quoi c'est gênant ? Et en quoi ça te concerne ?
- Bill serait-il capable d'avoir des relations sexuelles ?
__Il se tait et face à mon mutisme, il s'en va. EN-FIN. Qu'est-ce qu'il peut être insupportable, borné et braqué sur le cul un dimanche à huit heures du matin. Il croit ce qu'il a envie de croire quant à moi je sais de quoi il retourne. Je sais exactement de quoi il retourne.
__Trois ou quatre cigarettes dans le cendrier, des paroles déversées et bues, entendues et réfléchies, examinées et résolues et enfin, un compromis, une promesse que je tiendrais si Emi respecte sa part du contrat, le contrat.

__De très bon poil ce matin, réveillée par un concert de grésillement provenant de la radio. L'homicide volontaire et non-prémédité de celle-ci s'est matérialisé hier dans une pulsion envoyant valser ce foutu réveil contre la paroi de la chambre; pauvre mur. Il est huit heures du matin, un dimanche et je suis debout, habillée, j'ai déjà pris ma dose de sucre pour la journée. Il finira par tomber des hommes en nuisettes. Il me reste exactement quinze minutes pour plier mes bagages et me pointer dans le hall. Seulement voilà que Bill tambourine déjà à la porte:
- Dépêche-toi ! Y a quelqu'un qui veut te voir ! Hurle-t-il au travers.
__J'ouvre la porte, valises en main.
- C'est qui ? M'empresse-je de dire.
- Je sais pas, il est en bas, mais la sécurité ne veut pas le laisser passer sans ton accord...
- Il ?..
__Mon c½ur enchaîne les ratés...
- Oui, Il...et Elle.
- Elle ?
__D'autres soubresauts agitent ma poitrine tandis que Bill me regarde intrigué, le sourcil arqué.
- Descend voir qui c'est...
__Sans mots dire je verrouille la chambre et file vers l'ascenseur avant de me retourner vers Bill.
- Il ressemble à quoi ?
- Tu vas le voir dans cinq secondes...
- Dis-moi quand même...
- Le vingtaine, grand, mince, slim, Vans, cheveux mi-long 'fin voilà quoi...
__Abandonnant mes valises et Bill je dévale les escaliers à vive allure ce qui, vu mon sens de l'équilibre, est relativement risqué. Arrivée en bas, le souffle court, je balaye le hall des yeux. Tout est désert, à l'exception de l'entrée, où deux vigiles tentent désespérément de contenir la foule. Je m'en approche, brulant d'impatience et d'appréhension. Qui est-elle ? Avec Matthieu...mon Matthieu ! Et si, tout simplement, ce n'était pas lui... Qui d'autre ? Un des deux vigiles m'interpelle.
- Hei! Vous êtes bien Emily Effectgäam ? On peut faire entrer un certain... Matthieu Aubry... ?
__Sans ciller, je hoche la tête...

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# Posté le vendredi 09 mai 2008 16:35

Modifié le vendredi 08 août 2008 13:31